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Fabian et Penta, en route pour rentrer dans la légende
Il est le capitaine de Penta, la formation double championne du monde en titre, et connait donc ce roster mieux que personne. Fabian « Fabian » Hallsten compte bien inscrire son nom et celui de sa structure dans la légende en remportant la troisième et dernière saison de Year 2 de Pro League, avant d'attaquer la conquête du Six Invitational avec un statut de grand favori. Le suédois nous dévoile en toute franchise, les clefs de la réussite.


(Crédit: R3siak)

ESIX : J’aimerais qu’on parle du fait qu’il y a autant de nationalités représentées au sein de PENTA, depuis sa création. Comment pourrais-tu expliquer que l’équipe est composée aussi bien d’Espagnols que de Suédois en passant par l’Allemagne ?

Fabian : Je pense que jouer avec des joueurs d’une seule nationalité peut davantage limiter ton style de jeu. La suède a des joueurs avec plus de brain, par rapport à beaucoup d’autres pays. Si on regarde la Suède, le pays d’où je viens, on a beaucoup de joueurs qui s’appuient sur leur brain et qui réfléchissent beaucoup. Mai il y a beaucoup d’autres pays où l’on va compter plus sur son AIM, comme l’Espagne par exemple. Je veux dire, Goga n’est peut-être pas le joueur le plus intelligent, mais c’est un excellent tireur et un joueur très agressif.

Donc je pense qu’avoir des joueurs de différentes régions te donne une meilleure construction générale d’équipe. Je pense aussi que si tu te limites à une seule nation, quand tu as une petite scène — en Suède, nous n’avons pas une très grosse scène, au Danemark non plus — c’est très difficile d’avoir cinq très bons joueurs dans la même équipe.

Si tu regardes en France, qui est un très bon exemple, il y a beaucoup de bonnes équipes, mais ils ne vont pas si loin, car ils ne mettent pas les cinq meilleurs joueurs ensemble. Ils ont beaucoup de bons joueurs, mais les meilleurs ne sont pas dans la même équipe.


Mais en quoi un joueur finlandais va-t-il être différent d’un Espagnol ? Et n’y a-t-il pas un inconvénient à ne pas tous parler la même langue maternelle ?

Je pense que ça correspond aussi à la culture, la manière dont un joueur se comporte personnellement. Cela impactera son jeu. En tant que joueurs nordiques, nous sommes assez renfermés sur nous-mêmes, on ne parle pas beaucoup aux gens. Tandis qu’un Espagnol, de culture latine, sera plus direct et plus confiant.

Aussi, nous ne parlons pas anglais en première langue, on n’a donc pas envie de se disputer dans une langue qui n’est pas la nôtre. Du coup, au lieu d’avoir des disputes, on prend le temps de s’expliquer comment on veut faire les choses. Je pense que le fait que nous n’ayons pas les mêmes origines est plus positif que négatif.


On peut donc vous qualifier de dream-team européenne ?

Pas une Dream Team ! Je n’appellerais pas ça une dream team, mais plutôt l’équipe des mis de côté. Personne ne voulait vraiment de nous, alors nous avons fait notre propre équipe. Joonas est finlandais, il a quitté la Finlande, car ils ne voulaient pas de lui. En Suède, il n’y a pas cinq joueurs assez bons. Et personne ne voulait vraiment de moi, car je n’avais pas joué depuis un long moment. Et si tu regardes Pengu, il vient du Danemark, ils n’ont même pas d’équipe au Danemark, ils n’ont pas cinq bons joueurs.

Ensuite, il y a eu un très bon environnement, et nous sommes devenus de très bons amis. Je pense que devenir bons amis est une étape très importante. Cela signifie que tu ne t’intéresses plus vraiment à qui est en haut du tableau de score ni a qui est en bas. Il faut juste que l’équipe vive une bonne expérience ensemble. Cela devient une petite famille, plus qu’un groupe de joueurs. Nous essayons d’obtenir quelque chose ensemble, je ferais n’importe quoi pour mes team mates et ils feraient n’importe quoi pour nous. Mais difficile de l’appeler Dream Team.


J’aimerais rebondir sur les termes « petite famille » qui me semblent très intéressants. Pour toi, Penta fonctionne à ce point grâce à cet esprit familial, plus que par les qualités individuelles dont l’escouade est composée ?

Oui, je le pense... Dans la plupart des équipes, on met cinq joueurs vraiment exceptionnels ensemble et on se met directement à les imaginer très forts. Chez Penta, nous n’avons pas vraiment fait ça. Nous ne nous intéressions pas aux skill individuel. Quand nous avons commencé l’équipe, en effet nous avions Joonas et Pengu qui sont deux des meilleurs joueurs au monde, mais quand on me regarde moi, ou même Goga et KS, nous n’avions rien fait de nos carrières pro jusqu’a ce qu’on arrive dans cette équipe. Moi par exemple, je ne sais pas tirer, je suis un très mauvais tireur, mais je sais comment jouer en équipe et je sais comment diriger l’équipe et ainsi j’accomplis ma partie du travail. Il n’est pas toujours question d’avoir les meilleurs tireurs, mais plus d’avoir une bonne synergie et une bonne expérience d’équipe.


Penta a manqué les deux derniers LAN de Year 1, après son titre de champion du monde. Toi qui es arrivé au beau milieu de ce passage à vide, quels changements avez-vous apportés à l’équipe pour expliquer votre niveau de jeu actuel ?

J’ai été recruté après que mon ancienne équipe ait disband au milieu de la saison. Nous ne pouvions pas nous entrainer assez, et c’est là que Penta m’a contacté. C’était un choix désespéré. Quand je suis arrivé dans l’équipe, le capitaine n’était pas un bon capitaine, la synergie n’était pas présente. Nous l’avons remplacé et nous avons monté l’équipe en nous basant sur nos qualités. Joonas pour le shoot, moi pour le brain et Pengu avec un peu des deux. On avait donc construit une base de trois, pour laquelle il fallait trouver deux autres joueurs capables de jouer autour de nous. Comme je l’ai dit avant, il fallait de la synergie, un esprit de famille, de bons amis pour ressortir ce qu’il y a de mieux dans l’équipe.


De nombreux joueurs se sont succédé chez Penta. Pourquoi est-ce que votre roster actuel est celui qui fonctionne le mieux ?

Je ne pense pas qu’on peut expliquer ça par les prac, je pense que faire trop de prac ne résulte pas forcément en un avantage. Je pense surtout que l’équipe est bien composée. KS est un bon support, moi aussi. Joonas et Goga sont de bons joueurs agressifs, et Pengu qui est à la fois agressifs et support, c’est une très bonne pièce a ajouter au puzzle. Je pense qu’en fait chaque joueur de l’équipe est capable de passer d’un rôle agressif à un rôle de support, comme le fait très bien Pengu. C’est ce qui fait de nous une équipe très forte. Cela nous rend difficiles à appréhender.


Penta lors de la consécration en Pro Lague Year2 Season2, à la Gamescom (Crédit: R3siak )




Pour en revenir au Six Invitational, Penta a manqué le premier. Penses-tu que vous êtes capable de gagner à Sao Paulo la Pro League Y1S3 et le 6 dans la foulée ? Ce qui signifierait que vous aurez gagné tous les titres possibles en une année...


Ce serait exceptionnel ! Quelque chose qui resterait dans les mémoires... Si nous en sommes capables ? J’espère vraiment. Je ne réfléchis pas vraiment à quelles équipes nous joueront en finale, ou en demi, ça ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse c’est l’équipe que nous jouons en quart de finale. Et si nous gagnons les quarts de finale, alors c’est l’équipe que nous jouons en demi qui m’intéresse. Je pense que réfléchir à ce qui va se passer dans le futur n’est pas très bon. Toutes les équipes en sont capables. Pour notre part, nous le sommes si nous continuons de jouer notre jeu et si nous ne sommes pas surpris par une quelconque équipe. Pour ce qui est de manquer le précédent, Six Invitational, quatre joueurs différents jouaient, il ne s’agit donc plus du tout de la même équipe.


Ce n’était pas la même équipe en effet, mais vous cinq, vous êtes vraiment excités à l’idée de participer à cet événement qu’est le Six ?

Oui bien sûr ! Aller à la fois au Brésil puis à Montréal c’est une excellente expérience dans la vie. Et gagner serait génial. Mais je ne regarde pas aussi loin, car nous devons jouer notre jeu pour gagner et aller jusque-là.


Justement, quand on est double champion du monde en titre, comment reste-t-on concentré sur ses objectifs ? N’y a-t-il pas un sentiment de lassitude et une perte de concentration qui s’installent ?

Nous devons comprendre qu’en tant que double champion du monde, ce n’est pas fini. Vous n’êtes pas la meilleure équipe du monde juste parce que vous avez gagné quelques titres. Il faut toujours chercher à progresser. Si nous nous pensons la meilleure équipe du monde, que personne ne peut atteindre, alors d’autres équipes se rapprocheront dangereusement de nous, et nous battrons. Nous devons toujours faire de notre mieux en prac, nous devons toujours faire de notre mieux quand nous sommes ensemble. C’est plus simple d’arriver au meilleur niveau que d’y rester.


On peut prendre l’exemple de Continuum justement, qui est passé de double champion du monde (Pro League Y1S3 et Six Invitational), à équipe non qualifiée ne serait-ce que pour les playoffs des deux premières saisons de Year 2...

Ce que je comprends c’est que parfois tu n’es pas au meilleur de ton jeu et tu n’arrives pas a obtenir un bon seeding, alors tu es puni pour cela. Pour moi la raison des échecs de cTm est qu’ils ont changé de joueurs pour avoir quelque chose de mieux, mais ça n’a pas fonctionné. Ni le team play, ni la synergie n’étaient là. Et ils n’étaient peut-être plus d’aussi bons amis. Je ne pense pas que changer des joueurs est la bonne réponse aux échecs. Il faut travailler avec les joueurs que tu as. Si tu fais confiance a tes joueurs, tes joueurs te feront confiance. Si tu donnes à un joueur un mois pour s’améliorer, il s’en souviendra et sera loyal à l’égard de ton équipe. À la place de dire à un joueur, après deux semaines où il est moins bon en prac : « Oh non tu es mauvais, on a besoin d’un nouveau joueur ». En faisant ça, tu ne construis pas une relation amicale ni un esprit d’équipe, alors que c’est un point très important.


La question évidente pour le coup, est de savoir qui pourrait vous battre ? Et comment ?

N’importe qui peut nous battre. Dire quelle équipe peut nous battre est vraiment difficile. Je pense que les gens nous surestiment. C’est la même chose pour quelques autres équipes, comme la Team Fontt. Nous ne sommes pas aussi supérieurs aux autres équipes, nous sommes peut-être 1 ou 2 % au-dessus d’elles, mais c’est tout. Ce n’est pas comme si nous avions le double du skill de n’importe qui d’autre ou fournissons le double du travail de n’importe qui. Ce n’est pas le cas. Au niveau auquel nous sommes, ce n’est qu’un peek, un peek advantage lorsque l’on voit un angle de tir, cela peut être de très petites choses.

Comment nous battre ? L’équipe doit jouer de la même manière que nous jouons. Avoir le meilleur gameplay possible, pas dans le sens d’avoir toutes tes stratégies sur un papier, mais surtout le fait de pouvoir s’adapter a toute situation. Si un joueur se déplace, que fais-tu ? Si tu as tes stratégies sur un petit papier alors tu échoueras. Le plus important est de te dire : « Quelle partie avons-nous ratée ? - OK, alors nous le changerons la prochaine fois ».
Je pense que la plupart des meilleures équipes du moment jouent ce genre de jeu. Ils s’adaptent ! Et comme ils s’adaptent, ils jouent le même jeu que nous. N’importe qui peut nous battre...

Pour aller plus loin, je pense que le top cinq des équipes dans le monde qui seraient actuellement le plus apte à nous battre serait Ence, Continuum, Team Fontt, Black dragons et sKNOWS. C’est mon opinion. Je n’ai pas de statistiques pour appuyer celles-ci, mais ces équipes sont fortes, elles sont bonnes et elles devraient être au top.


Vous allez d’ailleurs affronter ENCE en finale de la zone Europe. Vous comptez deux titres chacun dans cette région. Qui sera devant au terme de la rencontre, ce jeudi soir ?

Je pense que nous allons gagner la partie, et je pense que globalement, nous sommes une meilleure équipe. Mais je sais qu’ils ont confiance en certains de leurs joueurs pour leur permettre de ramener la victoire. Ils ont une équipe très forte et leur jeu contre très bien le jeu européen. Online ils ont une très bonne équipe, peut-être encore meilleure que la nôtre, mais quand on en vient au Offline, je ne sais pas ce qu’il se passe, peut être un blocage mental qui les empêchent de gagner. Online, on a probablement le même skill, Offline, nous sommes un peu meilleurs.


Fabian durant un match de Pro League sous les couleurs de PENTA (Crédit: R3siak)




On a évoqué l’équipe Continuum, une structure qui comme vous, a marqué de son empreinte la scène R6. Vous espérez tomber sur eux à Sao Paulo ?


Ce serait exceptionnel de jouer cTm en LAN. Nous sommes très proches de ces joueurs. Troy (Ndlr. Canadian) Pengu et moi sommes de très bons amis. On peut aussi parler de BKN, qui vient de notre équipe, c’était notre coach. Cela peut beaucoup les aider, surtout du point de vue où il sait comment nous travaillons et ce qui nous fait gagner. Il peut donc transférer cela de notre équipe vers Continuum. Ils ont d’ailleurs commencé à jouer beaucoup comme nous. Cela convient bien à leur jeu, car ils ont les bons joueurs agressifs et des joueurs intelligents. Ils avaient juste besoin d’une meilleure manière de jouer à Siege. Du coup, ils ont plutôt écrasé la scène américaine et ont eu de très grosses victoires.


Du coup, je suppose que vous observez les autres scènes ?

Nous observons toutes les équipes. Nous regardons beaucoup plus ce que les autres équipes font, plutôt que ce que nous même faisons, car ce que nous faisons n’importe peu si nous pouvons jouer en fonction de ce que l’adversaire fait. Donc nous regardons vraiment beaucoup ce que font les autres équipes, on note tout et on met tout sur papier afin de savoir exactement ce que chaque équipe fait. Nous savons exactement quels opérateurs ils vont jouer, quels bomb sites ils jouent, nous connaissons leur manière de défendre et nous savons comment ils pensent quand ils attaquent. Nous adapter nous permet de faire des choses constamment différentes. Si tu fais tout le temps les mêmes choses, tu es facile à anticiper.


Dernière question, pour le fun et surtout pour évaluer ta vision sur les joueurs qui composent la scène eSport de R6. Si demain, on te donnait la possibilité de construire une nouvelle équipe, mais sans tes team mates actuels, qui sélectionnerais-tu ?

Je prendrais Sha77e, car c’est un joueur au skill très élevé. Il a un rôle très important pour Ence et il serait un apport dans n’importe quelle équipe. Je prendrais aussi Astro, un joueur très agressif, il a peut-être le meilleur AIM du monde, qui sait. Je prendrais probablement Troy Canadian, de cTm, pour son intelligence et pour le très bon tireur qu’il est. Probablement le meilleur Lead in Game du moment. Pour la cinquième place, j’ai toujours eu envie de jouer avec Panix. Je voulais qu’il joue pour Penta en Y2S1, mais il a dit non.


Pour toi, Panix serait le meilleur joueur français ?

Le meilleur joueur français individuellement c’est difficile à dire. Mais je pense que Panix est un joueur très intelligent, qui ne fait jamais de grosse erreur. C’est également un très bon tireur. Je ne te dirais pas que je le veux dans mon équipe s’il n’était pas assez bon pour cela. Donc le meilleur joueur français ? Panix est probablement le meilleur joueur français.


Pour conclure, tu as quelque chose à ajouter ?

Je veux remercier tout le monde qui regarde la Pro League et la soutienne. Nous ferons de notre mieux pour ramener un nouveau titre !


Nous remercions @Fabian et la structure @PENTA Sports d'avoir permis cet entretien.


Avec la participation d'@Hyrzuka
, rédacteur NA pour ESIX, à la traduction.

Sobre o autor
  • LusiTanoShoOter

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