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Falko, le nouveau départ d'un champion

Il est le seul joueur à avoir remporté la Pro League avec deux structures différentes, l’un des cinq Français champions du Monde sur PC et prend aujourd’hui un nouveau départ avec ARES. Conscient de ses erreurs passées, celui-ci semble déterminé à miser sur la stabilité et faire atteindre les sommets à sa nouvelle équipe, pour faire tomber d’autres records. Et cela commence dès Vendredi, avec la 6Cup. Retour en longueur sur un caractère, un joueur et un champion nommé Vincent « Falko » Baucino.


(Crédit : R3siak)



Year 1 : Champion du monde avec yunktis / Professionnalisme et format de la scène eSport

Year 2 : L'hégémonie de Penta / Difficulté des équipes françaises

Explications sur ses départs successifs : Yunktis / Oops / ePunks / Penta / Millenium

ARES : le nouveau départ


ESIX : Parle-nous de l’époque Yunktis, avec qui tu as gagné ta première Pro League...


Falko
: C’est une équipe à la base constituée de Six-Quatre qui m’a proposé de le rejoindre. Petit à petit, on est arrivé à ce résultat : Joghurtzz , Renshiro et Spoken, Six-Quatre et moi. L’équipe était très strong. Honnêtement, durant la saison, quand on voyait les matchs arriver on n’en voyait pas un difficile à franchir. On savait qu’avec le travail on allait le faire. Après aussi, on était pas mal en avance grâce à Six-Quatre qui bossait énormément les strats, et moi aussi qui en faisait un peu. On était grave en avance sur les autres qui avaient un jeu plus « Chaotique » comparé au nôtre, très structuré pour l’époque.

 

Ce n’était pas le même format de tournoi, et aujourd’hui une majeure partie de la communauté professionnelle semble ne pas être en accord avec celui déployé durant cette year 2. Quel est ton avis à ce propos ?


Avec ce format de ligue, je trouvais ça vachement plus intéressant. Je pense que c’était le bon format pour une Pro League, ça permettait de faire s’affronter tout le monde. Mais il y avait aussi des défauts majeurs, comme le fait qu’il pouvait y avoir que des égalités. Tu pourrais donc retrouver des équipes en finale qui n’avaient gagné aucun match. Pour revenir au format actuel, il n’est pas super. Déjà, le fait que toutes les équipes ne se croisent pas, il y a un problème. C’est un peu : « Tu tombes dans l’arbre, si tu as ta bête noire en premier match tu sais que tu va tomber en relégation instant ».

 

Du coup pour l’ancien format, certaines équipes, après avoir perdu leurs premiers matchs, ne jouaient plus le coup à fond...


C’est vrai que certains abandonnaient la Pro League, comme ils n’avaient plus d’espoir d’y rester, ils ne jouaient plus les derniers matchs et vu que souvent les derniers matchs c’était souvent entre les premiers du classement et les derniers, bah souvent, si ceux-là ne jouaient pas ça donnait plus trois points gratis aux premiers et donc leur permettaient de soit prendre de l’avance, soit dépasser quelqu’un, du coup on peut penser que ça ressemblait à un match arrangé.

 

Tu penses qu’une prime à la victoire sera nécessaire si ce type de format est repris à l’avenir ? À l’image du Predator R6 Major 2018 (Championnat national espagnol, à venir).


Je pense que l’idée serait intéressante, ça obligerait les gens à s’impliquer à fond, malgré le fait de ne pas pouvoir accéder aux finales, en LAN. Après le problème, c’est que le jeu est encore jeune, et du coup le fait qu’on n’ait pas de salaire ça ne rend pas le truc professionnel. Quand tu vas au boulot, tu es payé pour ce boulot, tu vois ? Sur Rainbow, quand tu joues en Pro League, tu n’as aucune garantie de gagner de l’argent, mais tu y passes un temps considérable. Ce ne sera pas « pro » tant qu’il n’y aura pas de salaires. Demain si je n’ai plus aucun revenu, j’ai beau être en Pro League, ça ne me nourrit pas. Du coup, je bosse, je fais mon 6h-18h par jour, je rentre le soir et je ne joue que 2h, car je dois me coucher tôt pour bosser le lendemain, ce n’est pas optimal.

 

Du coup, quelles solutions existeraient pour avoir plus de salaires ?


L’argent amène l’argent. Les grosses structures attendent d’avoir des Events assez conséquents niveau financier pour pouvoir avoir un retour sur investissement. Plus de tournois ce serait bien. Après le problème, c’est toujours le Cashprize. En Pro League ça a bien augmenté, c’est déjà plus agréable, mais le problème c’est que tu n’as qu’un seul Event qui propose ce niveau de Cashprize, du coup si tu n’es pas dedans tu n’as pas intérêt d’arrêter tout ce que tu fais a coté pour te focus sur Rainbow.




Falko sous les couleurs de Yunktis durant le sacre en Y1S2



Pour évoquer la Pro League justement, pourquoi la scène française n’arrive-t-elle pas à performer sur cette Year 2 ? Il n’y a eu qu’une équipe de l’hexagone qualifiée en 3 LAN...


On va prendre l’exemple de Penta. Pourquoi Penta y arrive ? Déjà parce qu’ils ont cinq joueurs d’exception. Tu as cinq joueurs qui sont cinq piliers. Et ces cinq piliers jouent ensemble et brillent ensemble. C’est là que la scène française a des problèmes. À mon avis on pourrait faire une dream team française !

 

Donc tu penses qu’il faudrait rassembler les meilleurs joueurs français au lieu de les avoir éparpillés dans de nombreuses équipes ?


Je vais te dire, Penta à la base c’est un rassemblement de joueurs. C’est Fabian qui a rejoint Pengu et ensuite il est allé chercher les joueurs qu’il trouvait vraiment bons dans tous les pays. Goga chez gBots, parce qu’à l’époque c’était vraiment l’impact player de cette équipe. Jonas à l’époque de Gifu c’était aussi une machine. Et il a récupéré KS de phœnix qui était un de ses anciens mates. Puis moi je suis arrivé à la base pour remplacer. Du coup, il a rassemblé ce qu’il jugeait être les meilleurs joueurs, si on m’avait demandé de faire pareil j’aurais surement fait les mêmes choix de pick.

 

On a joué ensemble et le teamplay est passé, du coup à partir de là ça a fait une équipe de choc qui là, écrase tout. Pour moi, c’est ce qui manque à la scène française. Il y a du copinage de partout qui fait que « Moi je ne pourrais pas jouer avec lui parce que ce n’est pas mon copain » ou alors « Parce que lui c’est mon copain, mais il n’aime pas untel, du coup je ne l’aime pas non plus »...

 

Ce n’est pas assez professionnel à mes yeux. Pour moi il y a une dream team française à faire, mais ça ne peut pas se faire parce que les relations humaines ne passeraient pas et que quelque part, les gens ne sont pas assez professionnels.

 

Tu connais donc très bien Penta. Comment tu peux expliquer leur hégémonie ? Si demain tu dois les affronter, sur quels défauts t’appuierais-tu ?


La force de Penta, beaucoup vont te dire que c’est le teamplay. C’est sur que le teamplay fonctionne, mais quand tu as cinq brutes, vraiment des mecs qui peuvent clutch, très bon à l’AIM, très bons en brain, que tu les fais jouer ensemble et que la cohésion passe, tu en fais une super équipe ! Donc pour moi la base de Penta ce sont cinq piliers. C’est typiquement une équipe où tu ne peux pas te dire « OK je tue ce joueur étoile, c’est bon. Le round est plus facile » non, ce n’est pas possible, à la seconde où tu fais tomber Joonas, tu as encore KS et Pengu sur site, et tu as encore un Goga qui traine dans le coin. Si tu arrives sur site, mais que tu n’as pas tué Joonas, tu te retrouves avec un vrai problème sur le dos. Voilà, c’est une équipe qui n’a pas de point faible. Chacun peut compenser le mauvais moment d’un mate, c’est pour ça qu’ils sont si strong et qu’ils sont aussi forts. Et ils s’adaptent extrêmement vite.

 

Je ne vois là aucun défaut. Donc ils sont imbattables ?


Ils sont extrêmement bons, mais ils ne sont pas imbattables. Imbattable ça n’existe pas, si c’était le cas, on ne joue plus ça ne servirait a rien...

 

Alors, sur quelle petite faille s’appuyer ?


Si une équipe arrive à prendre l’avantage sur eux dans un match important, Penta reste une équipe qui peut come-back, mais je pense qu’au bout d’un certain point, le come-back serait difficile pour eux, mentalement. C’est une équipe très, très bonne, mais qui n’a jamais connu la défaite pour l’instant. Une bonne équipe c’est une équipe qui reste strong, dans la victoire comme dans la défaite et ça ce n’est toujours pas arrivé, leur premier baptême du feu. Il faut une défaite, un échec pour voir si l’équipe va tenir. Tu vas me dire que ce n’est pas un point faible dans le sens ou ça ne va pas t’aider à les battre, mais c’est quelque chose d’important à retenir. Le jour où Penta perd, il faut voir leur réaction.

 

Puisqu’on aborde le sujet Penta, pourquoi ont-ils choisi de te faire venir en tant que remplaçant, et qu’est-ce qui a fait que tu aies accepté ce statut ?


Il faut partir du début. Au commencement de la Year 2, j’étais dans une bonne équipe : Oops (Spoken, Hicks, Chaoxys et Voy) pour faire les Qualifiers de Pro League... On a perdu notre dernier match, qui décidait de l’accès ou non en PL, contre une équipe russe. Après ça ne s’est pas passé « proprement ». On gagne la première map, puis la deuxième. Du coup, terminé, on stop tout on est en Pro League. On a gagné, je tweet un truc et je vais manger (Rires), mais une heure après on se rend compte que les Russes ont protest pour pleins de raisons. Ils ont pris tout ce sur quoi ils pouvaient protest, voir si quelque chose trainait, et s’ils pouvaient gratter quelque chose.

 

Du coup avec ce protest là, ils ont réussi à négocier qu’on rejoue un round, mais le problème c’est que moi personnellement quand j’arrête de jouer, j’arrête de jouer. Il y a une préparation d’avant match ou il faut se focus, mais une fois que tu as gagné tu relâches la pression c’est terminé. J’étais en train de manger, on me dit « Il faut rallumer le PC pour jouer un round ». Du coup, on rejoue ce round, on le chock et là c’est la chute. On se prend des rounds à la suite, du coup on perd la deuxième map et arrivés sur la troisième map on est au fond et ils gagnent. Voilà.

 

Le pire du pire, c’est qu’on a rejoué le match pour une Mira non réglementaire. Il fallait monter sur un shield pour la mettre, mais rien dans les règles ne disait que c’était interdit. Du coup, la règle a été écrite à ce moment là. On a été cobaye pour une règle. Le comble c’est qu’aux États-Unis il y a une équipe qui a fait exactement la même Mira, il y a eu le même protest mais ils ont seulement eu des avertissements. Ils ont gagné le match et eu un avertissement, nous on a dû rejouer le round. Ça a été un coup dur pour moi, le seul match où mentalement pour moi j’ai craqué, ça m’a fait du mal et du coup j’ai quitté l’équipe. Je ne pouvais plus jouer.

Je n’ai plus touché au jeu, mais au final j’avais envie d’y retourner. J’avais déjà gagné un titre du coup je me sentais toujours chaud pour faire de la compétition. Passé ces deux semaines, je regardais ce qui se passait jusqu’à ce que Shas et Fabian me contactent et me last en plein milieu de saison, pour un match. Dans ma tête, c’était l’occasion pour moi de me remettre dans le jeu, pas à 100 %, mais en remplaçant, du coup j’aurais à fournir moins d’efforts que les autres. Ça m’a paru la meilleure chose pour reprendre.

 

À mon arrivée, Fabian m’explique la situation. Au final, j’ai joué la saison entière avec Penta, j’ai énormément prac, j’ai straté pour eux, j’ai bossé pour l’équipe et arrivé au match où je devais remplacer Fabian, on gagne sans problème (Nb.contre gBots) et l’équipe roulait très bien, quelque soit le joueur en fait. Rapidement, la question à l’époque a été de savoir s’ils gardaient KS ou moi. Ils m’ont invité en BootCamp à Berlin, on est parti ensuite à Katowice ensemble pour les finales. Finalement, j’ai joué plus que prévu, car ils me trouvaient strong. On a gagné la Pro League ensemble.


 

Falko durant la LAN Gamescom de Pro League Y2S2, avec Millenium (Crédit : R3siak)


On en arrive donc à la question embarrassante, mais inévitable. Comment expliquer les kicks successifs qui t’ont concerné ? C’était des mauvais choix de base de ta part ou un problème de comportement ?


Pour commencer, Yunktis s’est disloqué. Le travail qu’on fournissait dégradait fortement l’ambiance. On suivait beaucoup la méthode à Six-Quatre, qui est très droit dans les strats. Ça marchait, même extrêmement bien, mais le défaut de cette méthode c’est que mentalement et socialement c’est dur de tenir. Après une saison gagnée, à la fin de la saison 2, c’était déjà limite, il y avait beaucoup de discordes, tous les soirs c’était tendu. Du coup, on a implosé. Si tu veux, à la base j’étais parti une semaine après le titre de champion du monde. Ils m’ont rappelé, j’ai accepté de venir jouer la saison 3 avec eux. On a fini quatrième, je suis parti et ça a disband.

 

De mon côté, j’ai rejoint ePunks avec Stooflex, Liven, Risze et en ramenant Renshiro avec moi. Ça faisait un bon roster, j’étais assez content et on m’a donné le Lead in Game. Le problème c’est que j’ai un caractère bien trempé. Je dis les choses quand ça ne va pas et malheureusement souvent je n’y mets pas les formes, la plupart des cas en prac. Je juge qu’en prac il faut dire les choses et battre le fer quand il est encore chaud. C’est comme ça que tu progresses. Du coup, j’étais vachement intransigeant et ça a fait partir Stooflex. On cherchait donc un cinquième et au même moment il y a eu le disband de Pducks. À ce moment, on a voulu tester Panix, mais au bout d’une semaine il a quitté le groupe en emmenant Risze avec lui pour faire l’actuelle Vitality. On devait désormais chercher deux joueurs qui au final ont été Six-Quatre et sNKy. J’ai été kick pour mon caractère, c’est à partir de là que la « série de kick » a commencée et le projet ePunks fut mort-né. Je ne dis pas que je ne suis pas en partie responsable, parce que j’ai un caractère et je brusque les gens. Après je pense que beaucoup de gens se cachent derrière ça pour justifier quelque chose, même si ça reste mon avis.

 

Par la suite, j’ai rejoint oOps où il y a eu cette fameuse histoire de protest des russes et donc mon absence jusqu’à la partie Penta. J’ai perdu la concurrence avec KS en partie, car il parlait mieux anglais, mais aussi pour un autre problème interne qui ne regarde que moi et mon ancienne équipe. J’aurais pu rester en tant que remplaçant, mais j’ai fait le choix de partir. Cela reste quand même la meilleure équipe ou je suis passé, en termes d’ambiance, de travail et général.

 

Du coup, on ne peut pas réellement parler de kicks successifs, mais plutôt de départs volontaires de ta part ou de disband, dans la majorité des cas, jusqu’à Millenium, où là tu as été clairement remercié par l’équipe. Peux-tu nous parler de cette étape ?


Je retrouvais Renshiro et Joghurtzz pour moi deux valeurs sûres. J’avais une confiance dans le roster pour faire quelque chose. Ça n’a pas duré longtemps, je n’ai pas fait une super saison, je m’en suis voulu d’avoir présenté ce niveau-là, pour mon retour après Penta. Il y avait de la mésentente aussi due à mon caractère, énormément, et du coup j’ai été kické. Encore une fois, je ne mettais pas la forme sur mes interventions en prac du coup on m’a collé une étiquette de « celui qu’on ne peut pas raisonner » et c’est un peu le raccourcit facile pour ne plus rien me dire. Si on a quelque chose à me reprocher, on ne va pas me le dire sous prétexte que je prendrais mal la critique. On a laissé les choses s’engrener et quand on a atteint le point de non-retour, j’ai été kick.

 

Pourtant tu restes une valeur sûre de la scène eSport R6, rien que dans un record symbolique : tu es actuellement le seul joueur de la planète cumulant deux titres de champion de monde avec deux structures différentes. Alors jamais deux sans trois ?


Oui ! J’aurais bien aimé faire ça avec Millenium, mais ça n’a pas été possible. Je veux mon troisième titre, jamais deux sans trois exactement (Rires). C’est vrai que le faire avec trois équipes différentes ce serait beau et ça prouverait quelque chose. Déjà qu’avec deux je pense avoir prouvé pas mal de choses. Vis-à-vis de la communauté française, je pense ne plus rien avoir à prouver, mais pour la beauté du record j’espère le faire.




On arrive à un sujet tout neuf pour toi et pour tout le monde : ARES !


Pourquoi ARES ? Et bien le retour dans un roster et des gars avec qui j’ai déjà joué. Et ça avait plutôt bien marché malgré cet échec contre les russes, mais bon ça reste des circonstances assez particulières. Et il y a aussi un nouvel atout, c’est Draz, le coach, un gars que je connais super bien, que j’ai beaucoup soutenu quand il était chez Deathrow en tant que joueur ou manager. Je l’ai vraiment soutenu par la suite dans son travail de manager, parce qu’il faisait ça vraiment bien, il s’impliquait dans la chose. Et du coup rien que le fait de rejoindre ARES, plus Draz, c’était vachement plus intéressant pour moi. En plus de la Line-up, avoir ce manager-là, c’était vachement plus intéressant.

 

À ce point-là ? Les coachs sont si importants que ça pour construire un succès sur R6 ?


Manager c’est un travail de l’ombre. C’est un boulot qu’il faut énormément respecter et à mon avis plus on va avancer dans le niveau pro, plus on aura besoin de manager et de coach dans les équipes pour vraiment performer. Parce que c’est aussi un garant de l’ambiance. Draz est là pour éviter que je revive tout ce que j’ai vécu dans mes anciennes équipes. C’est à dire les non-dits, les malaises dus a ma présence parce que justement il y a des non-dits et qu’on ne me supporte plus, le coach est là pour ça.

 

Tu as suivis un peu l’évolution d’ARES cette saison afin de savoir à quoi t’attendre, je suppose. Qu’est ce que tu vas apporter comme changements ?

 
J’ai suivi leur évolution, car je suis très proche de Draz, du coup je suivais pas mal. Et même les joueurs, je suis souvent sur leur TS à jouer avec, ce sont des potes. Je vais apporter une dynamique, on me redonne le Lead, c’est la deuxième fois dans ma « carrière » que je prends le lead d’une équipe, on m’a donné cette responsabilité-là, car on croit en moi en tant que Lead In Game. Je suis plus réputé pour mon brain que pour mon AIM, je mise plus sur mes positionnements et ma façon d’attaquer, ce qui me donne l’avantage au duel et du coup je peux être très bon en tant que lead in game. Avec en plus Draz derrière qui m’assure le fait qu’il n’y aura pas de non-dits et que tout sera clair entre nous, ça ne peut que marcher. Du coup, attendez-vous à une équipe plus dynamique, agressive et qui s’adapte.

 

Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour repartir en selle, avec une nouvelle équipe ?


Pour ne pas me planter. Ne pas rejoindre une équipe où je serais encore kick pour un mot plus haut que l’autre. Honnêtement après le kick de Millenium, ma vision d’équipe a changé. Pour moi, la chose qui fait que je ne rejoindrais pas une équipe désormais, c’est quand je sais qu’un gars dans l’équipe ne peut pas dire les choses en face. Du coup maintenant j’esquive ça. C’est vraiment l’entente de l’équipe qui compte. J’ai besoin de partir sur des bases et des mates qui sont solides et prêts à évoluer.

 

Du coup pour cette fois, tu penses surpasser toutes les difficultés et t'inscrire dans une équipe sur le long terme ?


Mon objectif à part les tops 1, c’est la stabilité. C’est de rester dans une équipe plus de deux mois. Je ferais les efforts pour. Ensuite, il faut gagner. Si les choses ne tournent pas, je ferais en sorte qu’elles tournent. Je travaille sur ma manière de mettre les formes, et j’ai confiance en Draz pour m’aider. Puis mes mates savent comment je suis et l’acceptent. Ils savent que je ne veux pas reproduire les erreurs du passé.

 

Toi qui es très expérimenté sur la scène Europe, peux-tu nous parler de ta vision sur les autres scènes ? Notamment l’APAC, que tu as pu suivre lors d’un cast.


En général, la scène Europe et surtout la scène française manquent clairement de professionnalisme. On est clairement moins professionnel, ça se voit sur twitter. Après il y a des problèmes partout, comme sur la scène NA où il y a eu quelques problèmes, mais ça reste correct.


Et loin devant, dans le futur, les Brésiliens. Tout au niveau professionnel pour les joueurs, qu’au niveau fanbase c’est impressionnant le brésil, ils ont des fans qui les suivent jusqu’au bout, qui sont a fond derrière eux, il y a très peu de retournement de veste sur les matchs brésiliens, les fans sont là, des vrais.
Côté pro, les gars sont en Gaming house, je pense qu’ils sont payés, même bien payés, pour en vivre. Il y aussi les Interviews et les soirées du samedi comme tu me disais, avec les casteurs et les pros qui font des émissions en studio, ils sont vraiment dans le futur.

 

Je vais te donner une équipe par continent, pour moi au Brésil c’est Fontt ils sont strong, sont resté ensemble et sont solide. Aux États-Unis, c’est Continuum, même si je les trouve trop fragiles pour faire face à Penta. Il y a des scènes où ils mènent 4-0 et se retrouvent à perdre 6-5. Et pour l’Europe, je vois encore Penta.

 

Pour finir sur l’APAC, j’ai été assez surpris des Japonais (Nb.Eins). Après est-ce qu’ils feront quelque chose contre les équipes des autres régions ? Honnêtement, je ne pense pas.



Nous remercions @Falko et la structure @Ares d'avoir permis cet entretien.

Sobre o autor
  • LusiTanoShoOter

EU specialist writer for / Especialista EU, escritor por / Spécialiste EU, rédacteur pour 

 

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